Présentation
La Polynésie française dispose d'un seul port international civil situé à Papeete, le Port autonome. Depuis le 22/12/97, le Port Autonome de Papeete est doté du statut d'établissement public à caractère industriel et commercial. Ses nouvelles règles de fonctionnement lui permettent d'avoir des méthodes de gestion qui se rapprochent de celles du secteur privé et donc de disposer d'une plus grande marge de manœuvre.
Création du port
Les premiers navigateurs européens ne remarquèrent l'excellence du mouillage de la rade de Papeete que vers 1790 soit plus de 20 ans après la découverte de Tahiti. Accessible par une passe naturelle, protégée par un récif barrière, offrant de nombreuses possibilités de ravitaillement en eau douce, la rade de Papeete devint alors le lieu d'ancrage principal des navires étrangers qui délaissèrent la baie de Matavai. Le séjour de ces navires attira une population de plus en plus nombreuse à cet endroit qui n'était, à l'origine qu'une plaine marécageuse peu peuplée. Papeete, devenue une petite agglomération, accrut encore son importance grâce au commerce. La fondation d'une mission et l'installation définitive de la reine Pomare en firent également le centre religieux et politique de Tahiti.
Après l'établissement du protectorat français sur l'île en 1842, l'amiral Bruat, premier gouverneur, conseilla le choix de ce site comme capitale puis transforma et modernisa l'agglomération avec le concours du capitaine du génie Raimbault. Le port connut alors une activité sans cesse croissante, tant en ce qui concerne le trafic inter-insulaire par goélettes que celui des long-courriers et divers appontements en bois furent construits successivement en bordure de la plage et ultérieurement remplacés par un quai de faible profondeur en maçonnerie. À la fin du siècle dernier, on édifia un appontement en eau profonde permettant l'accostage d'un seul navire long-courrier. Agrandi en 1928, il fut remplacé en 1939 par le quai des paquebots.
En 1957, un appontement fut également construit à Fare Ute pour la réception des pétroliers. Au début des années 1960, la commune de Papeete connut un développement prodigieux avec la construction de l'aéroport international de Tahiti-Faa'a puis l'installation, en 1963, du Centre d'Expérimentation du Pacifique. C'est ainsi qu'en janvier 1962, les activités portuaires ayant pris tant d'ampleur, l'administration du port de Papeete fut retirée au service des Travaux Publics et des Mines pour être confiée à un nouvel organisme et, par décision de l'Assemblée Territoriale, le Port Autonome fut créé.
Très rapidement, il s'avéra que la configuration du port et des ouvrages portuaires - quais et terre-pleins - n'était plus adaptée aux besoins croissants du trafic, l'établissement d'un schéma directeur du port était devenu une nécessité.
Les installations portuaires connurent alors un fort développement de 1963 à 1966. Avec la construction de nouvelles infrastructures, recentrées sur Motu Uta (édification d'un pont de franchissement du chenal de Taunoa et d'une digue de protection sur le récif, remblaiement de terre-pleins et implantation d'ouvrages d'accostage au Sud de l'ancien motu. Après la mise en place des superstructures du port (bâtiments, hangars et installations diverses)), achevées fin 1972, les autorités portuaires ont cherché à dégager de nouvelles surfaces industrielles.
Elles ont procédé au remblaiement de certains plateaux coralliens 5 ha à proximité de la passe - digue ouest - et 15 ha sur le récif en face de Taunoa , digue est, équipés ultérieurement de divers ouvrages. Enfin, des travaux de remblaiement sur une zone située à l'Ouest de Motu Uta permettent encore de dégager progressivement de nouveaux terre-pleins, gagnés de plus en plus difficilement sur la mer et destinés surtout au stockage des conteneurs en zone sous douane. Un remblai destiné à dégager un terre-plein de 2,7 ha doit voir le jour dans les trois années à venir dans la zone dite de Papeava. Il convient néanmoins de souligner que les possibilités d'extension du port sont réduites, sauf renversement de la tendance du trafic ou création d'une nouvelle zone en prolongation de la digue Est à Taunoa.
Installations
Le Port Autonome de Papeete dispose d'un patrimoine foncier et maritime exceptionnel d'une superficie totale de 618 hectares. L'ensemble du domaine maritime géré s'étend de la passe de Taapuna à la pointe Iriti (Pirae), soit une étendue de 460 hectares. La partie terrestre du domaine portuaire s'étend pour sa part sur 158 hectares, résultant essentiellement de remblais effectués progressivement autour de l'îlot de Motu Uta depuis la création de l'établissement en 1962.La Capitainerie du Port
Dotée de 32 agents parmi lesquels 19 marins assurant le service de remorquage de navires, la Capitainerie du Port a pour principale mission d'assurer la régulation du trafic maritime dans les limites de la circonscription portuaire. Elle est également chargée du contrôle et de la surveillance des ouvrages portuaires, du balisage, des feux et des fonds afin de garantir aux navires faisant escale à Papeete une sécurité totale.La police portuaire
Composée de 5 brigades, soit 20 agents, la police portuaire est responsable de la surveillance et de la protection du domaine portuaire, et en particulier de la zone douanière. Elle régule le trafic des véhicules sur les quais et dépendances du Port lors des opérations de chargement et de déchargement des marchandises.Pour en savoir plus : www.portdepapeete.pf
