logo

design


Paysage maritime polynésien > Phares et balises > Pleins feux sur la signalisation maritime

Signalisation maritime

    La signalisation maritime est constituée par l’ensemble des dispositifs mis en place pour l’aide à la navigation maritime afin, en priorité, de guider les navires vers les ports. Depuis 30 ans, sa normalisation, l’évolution des techniques utilisées et la volonté d’équipement de service public ont permis le balisage des îles les plus isolées.

    Les dispositifs d’aide à la navigation
    Les dispositifs d’aide à la navigation (ou ESM - Etablissement de Signalisation Maritime) sont constitués principalement :
    = Des phares, visibles à grande distance notamment de nuit,
    = Du balisage qui délimite les écueils, les hauts-fonds et les chenaux,
    = Des aides à la navigation radioélectriques qui permettent aux navires de connaître leur position (GPS).

    Les caractéristiques de l’ESM
    * Une fiche d’identité résume les caractéristiques de chaque ESM. Elle mentionne :
    = Ses références (numéro) ;
    = Sa situation géographique précise (coordonnées) ;
    = Ses caractéristiques, de jour comme de nuit (voyant, couleur, etc.) ;
    = Ses sources lumineuses (batterie ou panneau solaire, type de feux) ;
    = Un schéma technique, ainsi qu’une photo.

    Balisage spécifique en Polynésie française
    Depuis 1980 (convention SOLAS), les océans sont répartis en 2 zones de balisage:
    = La zone A (Europe, Afrique, Océanie, Asie sauf Japon, Corée et Chine);
    = Et la zone B (Amériques, Pacifique, Japon, Corée, Philippines) dans laquelle les couleurs du balisage latéral sont inversées.

    Attention, en Polynésie nous sommes en zone A, donc les passes principales sont balisées selon le système conventionnel de balisage utilisant le code couleur rouge pour bâbord et vert pour tribord (pour les pays de la zone B, fonctionnement inverse…).
    Les îles hautes ont des chenaux circulaires, dont le sens conventionnel du balisage est inverse au sens des aiguilles d’une montre : de ce fait, le côté terre y est indiqué par une balise rouge et le côté mer par une balise verte.
    Pour les atolls, le côté terre est matérialisé par le lagon intérieur (les montagnes ayant disparues), et le côté mer représenté par l’océan extérieur.

    Signalisation de proximité
    La priorité de la Subdivision reste de généraliser le balisage dans l’ensemble des passes. L’essentiel des demandes de balisages concerne une signalisation de proximité à la demande des municipalités, notamment à l’intérieur des lagons des Tuamotu.

    Pas de système de télésurveillance…
    Contrairement à la métropole, il n’existe pas en Polynésie française de système informatique de télé-surveillance, trop coûteux pour un territoire aussi vaste, constitué d’îles éparses.

    * Chaque nouvel ESM créé, modifié ou supprimé fait l’objet d’un examen par la commission nautique locale. Une fois accepté et réalisé, cet ESM est signalé par Avis aux navigateurs (AVINAV ou AVURNAV) au SHOM, à la DPAM, à la Capitainerie du Port Autonome, à la gendarmerie, à la Brigade de surveillance maritime et au MRCC.

     

    La subdivision des Phares et Balises
    Sur un territoire maritime aussi grand que celui de la Polynésie française, le travail de balisage des passes et des côtes est une tâche colossale dévolue à la Subdivision des Phares et Balises, qui relève de l’arrondissement maritime et aéroports de la Direction de l’Équipement.
    Centralisée à Motu Uta, elle est constituée par 48 agents.
    La Subdivision comporte : . Un centre administratif . Un Bureau d’études chargé des affaires nautiques . Une cellule hydrographie . Des ateliers de confection en régie . Un magasin . Et des équipes de travaux composées notamment de plongeurs professionnels qui effectuent des missions souvent longues.
    La Subdivision intervient sur tout le territoire ; dans les îles, elle emploie du personnel local, selon les besoins.

    Évolution du balisage
    L’époque des feux à gaz, puis à pétrole, des piles chimiques qui avaient une durée de vie de seulement 6 mois, avec de surcroît des lampes peu visibles est révolue. Depuis, il y eut l’apparition de l’utilisation de l’énergie solaire puis, dans les années 80, des lampes halogènes, et maintenant des feux à LED. L’efficacité des feux en a été considérablement accrue. Dans la confection des ESM*, les techniques ont aussi évolué rapidement: les balises sont désormais fabriquées et peintes à Papeete, puis transportées prêtes à poser, supprimant ainsi les temps d’attente de séchage du béton et de la peinture. Contrairement à la métropole, il n’existe pas en Polynésie française de système informatique de télé-surveillance, trop coûteux pour un territoire aussi vaste, constitué d’îles éparses.

    Adapté à un environnement tropical
    Dans un climat tropical, le balisage doit également être adapté à la chaleur; l’aération est primordiale, le coffret contenant le dispositif électronique doit être bien ventilé et la batterie résistante à l’humidité et à la chaleur. De nombreuses études de matériel ont été nécessaires pour trouver le système le plus adapté, à la durée de vie la plus longue (désormais jusqu’à 8 ans pour les batteries).La technologie a donc repoussé les limites d’intervention, notamment dans les îles inaccessibles, où il fallait souvent compter un mois pour changer un feu!

    Les passes, une priorité
    La priorité de la Subdivision a été ces dernières années de généraliser le balisage dans l’ensemble des passes. L’essentiel des demandes de balisages concerne une signalisation de proximité à la demande des municipalités, notamment à l’intérieur des lagons des Tuamotu.

    Balisage spécifique en Polynésie française
    Les passes principales sont balisées selon le système conventionnel de balisage (zone A dans une zone Pacifique fonctionnant sur le mode B, donc inverse…) utilisant le code couleur rouge pour bâbord et vert pour tribord. Les îles hautes ont des chenaux circulaires, dont le sens de navigation est inverse au sens des aiguilles d’une montre: de ce fait, le côté terre y est indiqué par une balise rouge et le côté mer par une balise verte.

    ESM (Etablissement de Signalisation Maritime) EN PANNE: QUE FAIRE
    Bien situer et identifier l’ESM, en particulier de nuit.
    ● Alerter la subdivision des Phares et Balises.
    Tél. 50 60 90