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Plan POLMAR


Quelles seraient les conséquences d'une pollution majeure de l'océan ? C'est pour éviter d'avoir à répondre trop brusquement à cette question qu'une instruction du Premier ministre datée du 2 avril 2001, relative à l'intervention des pouvoirs publics en cas d'accidents maritimes majeurs, fixe les principes généraux d'élaboration et de mise en œuvre des plans de secours et de lutte relatifs aux accidents maritimes majeurs, en métropole et outre-mer, et notamment le contenu du plan POLMAR de prévention et de lutte contre les pollutions accidentelles de la mer. Plusieurs textes parus en mars et juillet 2002 et émanant directement du Premier ministre prévoient d'ailleurs les dispositions à prendre préventivement en matière de lutte contre la pollution du milieu marin ; une instruction traite en particulier de la recherche et de la répression de la pollution par les navires, engins flottants et plates-formes, c'est dire tout l'intérêt porté par le gouvernement à ces questions.

Actualiser les plans d'intervention


Si les risques objectifs d'une pollution majeure du milieu marin en Polynésie française apparaissent comme faibles, un accident de ce type aurait en effet des conséquences humaines, sociales, économiques et médiatiques considérables. La perliculture, le tourisme, la pêche (ces trois activités majeures de la Polynésie française) sont directement exposées à ces risques de pollution du milieu marin et il convient de s'organiser pour les protéger.
Au delà des compétences respectives de chacun des intervenants et compte tenu à la fois de l'éloignement de la Polynésie française et des moyens de lutte contre une pollution qui resteront limités, il est capital que l'ensemble des acteurs professionnels, des services et des administrations de l'État et du Territoire concernés, soient mobilisés pour participer à une éventuelle lutte contre une pollution accidentelle en mer.
La refonte du plan POLMAR de la Polynésie française arrive maintenant à son terme ; ce texte particulièrement volumineux et documenté, qui comporte un volet d'organisation de la lutte à terre et un volet pour la lutte en mer, devait trouver son application dans le courant de l'année 2004, après publication d'un arrêté du Haut-commissaire de la République ; l'organisation d'un exercice majeur de lutte antipollution en septembre 2003, en présence du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, a permis de mettre la dernière main à ce document et de fixer durablement les procédures d'intervention. Ainsi, la Polynésie française s'apprête à disposer d'un dispositif de lutte complet, qui ne cesse de se renforcer d'année en année.