Actions contre une pollution en mer
Opérations complexes
Lutter en mer contre une pollution constitue toujours une opération complexe, d'autant que par son isolement, les moyens d'intervention et de lutte dont dispose la Polynésie française sont relativement limités.
La conduite de moyens d'intervention nombreux et éclectiques, en mer comme à terre, relevant d'autorités et d'organismes divers (différentes administrations de l'État, territoire, compagnies pétrolières, …), induit un besoin de coordination renforcé. La complexité des problèmes à résoudre justifie une implication de nombreux niveaux d'autorité : la nature du sinistre peut avoir engendré de nombreux blessés nécessitant le déclenchement simultané des plans POLMAR, du plan de secours à naufragés et du plan rouge de la protection civile. Ou bien la pollution, lorsqu'elle n'a pu être maîtrisée en mer, arrive sur la côte et conduit à organiser une lutte à terre.
Évaluer les risques et protéger les sites
La Polynésie française a la chance d'être située en dehors des deux grandes voies maritimes entre Sydney et le canal de Panama qui se dessinent au nord et au sud de ses eaux. Toutefois pour sa propre consommation, la Polynésie française est ravitaillée régulièrement par des pétroliers qui constituent un risque important pour la prévention de la pollution en mer.
Mais le risque majeur est constitué par les combustibles de soute des navires de commerce, des goélettes , des paquebots ou des bâtiments de pêche car la fréquence des échouements est relativement élevée en Polynésie. Enfin, la ligne Papeete-Moorea, qui représente plus de 90% du trafic, n'est pas exempte de risques comme l'a illustré en novembre 2001 l'échouage de l'Aremiti Ferry.
Lorsqu'une pollution maritime se produit, les efforts visant la protection des personnes et des biens s'effectuent en fonction de priorités prédéfinies. Bien évidemment, la priorité première est celle de la protection des personnes physiques et la sécurité des populations. Il convient ensuite de chercher à protéger les habitats biologiques ainsi que les espèces rares et menacées. Vient ensuite la protection des ressources commerciales et du patrimoine culturel, et enfin celle des biens et équipements à caractère non commercial.
