Pêche côtière et hauturière
La pêche reste le principal moyen de subsistance de nombreux polynésiens. Depuis vingt ans, la diéselisation des embarcations de pêche et l'introduction de nouveaux matériels et techniques ont transformé l'activité. Cependant les techniques traditionnelles sont encore utilisées, témoignagne de la transmission d'un savoir-faire ancestral.
La pêche côtière (dans les 15 miles de la côte) est pratiquée par les poti marara et les bonitiers classiques, la pêche dite hauturière par les bonitiers palangriers et les thoniers, de pêche fraîche ou congélateur.
Pêche à la canne : les cannes sont en bambou ou en fibre de verre, d'une longueur de 2 à 8 mètres. C'est la technique la plus utilisée par les bonitiers. Elle consiste à traîner à une très faible vitesse un leurre en nacre ou en métal.
Pêche à la traîne : utilisé par les poti marara. La technique consiste à remorquer un leurre naturel ou artificiel, relié au navire par une ligne à une certaine vitesse. L'aspect du leurre incite ls gros prédateurs à mordre.
Espèces pêchées : thonidés, thazard, espadon...
Pêche au thon jaune de nuit : cette technique est encore utilisée aux Marquises en raison de la conservation du poisson. Une ampoule immergée permet de concentrer les bancs d'alevins et de calmars autour du bateau. L'appatage se fait au moyen de ature (chinchard), operu (carangue maquereau) ou de morceaux de bonite.
Pêche au paru : elle permet de capturer des vivaneaux, vivant entre 100 et 400 mètres de fond. Issue de techniques ancestrales, elle s'est modernisée avec l'arrivée sur le Territoire de matériel performant. Pratiquée par les professionnels, elle est également appréciée par de nombreux plaisanciers.
Espèces pêchées : vivaneaux ou paru
Longue ligne verticale : introduite à la fin des années 1980 en Polynésie, cette technique consiste à fixer plusieurs hameçons à une ligne mer maintenue verticale par un poids. Elle permet de couvrir une bande de profondeur interessante (de 0 à 300 mètres). Elle reste peu pratiquée mais des tentatives de réintroduction par le Service des ressources marines sont en cours.
Palangre horizontale dérivante monofilament : technique utilisée depuis le début des années 1990 par les thoniers et certains bonitiers (dits palangriers). Cette technique utilisée par les japonais était déjà largement répandue à Hawaii dans les années 80. L'utilisation de nylon pour le fil permet la mécanisation de la pêche, les palangriers n'ayant à leur bord que 4 à 5 personnes. Les lignes dérivantes sont lâchées, souvent le matin et récupérées plus tard, repérées par des émetteurs-récepteurs à bord de l'embarcation.
Pêche au caillou ou pêche à la ligne de fond : cette technique traditionnelle est utilisée par les poti marara, aux alentours des DCP, en raison de sa forte productivité. La ligne appatée est entraînée par une pierre jusqu'à une certaine profondeur. La pierre, à laquelle sont fixés par la ligne de nylon, l'hameçon et les appât, est libérée par une traction sur la ligne à la profondeur voulue. Les thonidés remontent le courant, en suivant les appats, jusqu'à l'hameçon.
Pêche au harpon : pratiquée par les poti marara, elle consiste à capturer le poisson (essentillement le mahi mahi) par harponnage à l'aide d'un patia.
