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Les DCP: une douzaine posés par an


Depuis 1981, le Service de la Pêche maintient un parc permanent de Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) ancrés, afin d’aider la flottille côtière professionnelle.

Dans l’archipel de la Société, les captures réalisées par les pêcheurs professionnels sur DCP représenteraient entre 25 et 35 % minimum de la production des poti marara.

En 2006, le SPE a mouillé 12 DCP dans trois archipels (Iles-du-Vent, Iles-sous-le-vent et Tuamotu) pour un montant de 9 MFcfp de matériel et environ 1 MFcfp en pose.

Dans le même temps, 24 DCP ont rompu leur amarre ou ont coulé, si bien que le parc ne comptait - en fin d’année 2006 - que 21 DCP alors que, cumulés sur l’année, 45 dispositifs ont été mis à disposition des professionnels.

Dans 50 % des cas, les DCP n’ont pas pu être récupérés et la cause de leur perte reste inconnue. Un DCP a une durée de vie moyenne de 540 jours (durée de présence des poissons autour) pour les DCP dits «lourds» (coût d’environ 500 000 Fcfp).
Les DCP dits «légers» (1 million Fcfp l’unité) sont équipés d’un câble en kevlar. Les DCP sont espacés, en moyenne, de 10 noeuds nautiques.

En 2007, le Service de la Pêche a installé des filets autour des DCP afin d’empêcher les dauphins d’y venir y manger les petits poissons et alevins.


Les pêcheurs le savent bien : les objets flottants qui dérivent au large ont l'étonnante faculté d'attirer les poissons. Un phénomène qui demeure inexpliqué, mais dont s'inspirent les DCP, ces bouées jaunes (pour les DCP lourds) ou petits chapelets de bouées dont la première porte un mât (pour les DCP légers), munis d'un réflecteur radar et parfois d'un éclairage nocturne, posés à la surface de l'océan et ancrés au fond. Sous les DCP, et jusqu'à 1,5 km à la ronde, la vie s'agrège comme par enchantement : thon blanc, thon rouge, marlin, mahi mahi se bousculent au milieu du bleu…

Les lignes emmêlées, principal problème


L'ancrage du DCP permet aux pêcheurs de le retrouver quotidiennement. Mais il est aussi responsable des difficultés techniques. En effet, comment ancrer durablement une bouée par plus de 1 000 m de profondeur ? C'est la question que le Service de la Pêche a posé dès 1985 à des spécialistes des ancrages profonds pour élaborer les premiers DCP. Malgré leurs recommandations, on ne parvient toujours pas, en moyenne, à conserver un DCP durant 2 ans… À l'origine de ces disparitions, les ruptures d'amarrage, qui sont souvent le fait (involontaire) des pêcheurs. Leurs lignes s'emmêlent dans les ancrages des DCP et, tandis qu'en surface ils tirent dessus pour les récupérer, sous l'eau, leurs fils de nylon cisaillent les cordes d'amarrage.



Quelques règles à observer…

Extraites des Arrêté n°0327 du 17 mars 1989 et n°0867 du 17 août 1995 :
  • Il est interdit à tout navire d'entrer en contact d'une façon quelconque, de s'amarrer aux DCP ou de s'en approcher à moins de 100 m.
  • Il est interdit de mouiller temporairement les bouées de pêche dans un rayon de 150 m autour des DCP.
  • Tout fil de pêche accroché malencontreusement sur la ligne de mouillage d'un DCP ou sur le DCP lui-même devra être impérativement coupé.

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