Formation et professionnalisation
Outre la construction de navires et d'infrastructures, le Territoire accompagne la montée en puissance du secteur notamment par l'assistance aux professionnels, à travers le Service de la Pêche. Ce dernier œuvre sur plusieurs plans, par la mise en place de programmes de recherche et d'aide directe aux pêcheurs : vulgarisation des connaissances, assistance aux armements, exploitation des statistiques de pêche pour une meilleure gestion de la ressource…
Le développement de la filière hauturière est un enjeu social et humain de taille.
La pêche hauturière désigne à la fois la pêche semi-industrielle, palangrière, et la pêche côtière (bonitiers et poti marara). La première est une véritable filière, tournée vers l'exportation, nécessitant des investissements et des infrastructures à terre importante ainsi qu'un haut degré de technicité. La seconde est le fait d' exploitants individuels, pratiquant une pêche polyvalente. Le développement de la pêche semi-industrielle représente un enjeu économique dans le contexte de reconversion économique de la Polynésie française.
Cependant, comme le souligne Guy Besnard, "la pêche hauturière, c'est ici, sur Tahiti, et ce n'est pas elle qui va fixer les populations dans leurs îles. La pêche côtière est quant à elle adaptée aux archipels." La pêche côtière, secteur disparate et peu structuré, est actuellement exclusivement tournée vers le marché local. "A l'avenir, il faut envisager de former les pêcheurs côtiers aux respect des normes sanitaires, afin qu'ils puissent envisager de participer à leur niveau au marché à l'export.", ajoute le chef du service de la Pêche. De nombreux programmes visent la professionnalisation et la formation des pêcheurs côtiers, certains financés par le deuxième contrat de développement (programmes Dispositif de Concentration de Poisson, insfrastructures frigorifiques, étude dans les archipels…).
Voir aussi : formations aux métiers de la mer
