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Généralités


Comment régler son moteur ?


Si vous avez un hors board, vous pouvez procéder en dehors de l'eau, par exemple dans votre jardin, sans oublier de brancher un tuyau d'eau sur le système de refroidissement. Par contre si vous avez un in-bord, il est préférable et moins compliqué de faire les essais directement dans l'eau.

    Les différentes étapes :
  • enlever le capot moteur,
  • démarrer,
  • regarder si tout marche bien au niveau du moteur,
  • régler le régime au ralentit (on vérifie que tout va bien avec le compte-tours en général pour un hors bord : 650 t/min),
  • vérifier que l'eau ressort bien , sinon il faut arrêter le moteur,
  • vérification des vitesses (point mort, avant, arrière).
En cas de problème, suivre les instructions de la notice du fabricant du moteur.

Hélice : le dilemme entre l'aluminium et l'acier inox

L'hélice en aluminium est considérée par les professionnels comme le "produit basique". Bien que moins performante que son homologue en acier inox, elle est bien vendue parcequ'elle n'est pas chère et facilement réparable (voir paragraphe suivant). L'hélice en acier inox, quant à elle est plus lourde, ce qui implique une meilleure prise dans l'eau et donc une plus grande traction. L'acier étant plus rigide que l'aluminium, lors de petits chocs, l'hélice en acier sera moins déformée que celle en aluminium. Mais ce type de matèriel implique aussi quelques inconvénients. Après un choc important l'hélice en acier ne sera peut être pas endommagée mais des répercutions seront inévitables sur l'arbre de transmission. Et des réparations seront sans doute indispensables au niveau du bloc.
Il faut savoir qu'aujourd'hui, les hélices standards livrées avec le moteur par le constructeur sont en aluminium, sans doute pour des questions de coût. Si l'on veut équiper son moteur avec une hélice en acier, on devra la demandée en option. On choisi généralement l'acier inox dans des cas spécifique : lorsque l'on veut faire de grosses performances, pour des compétitions, ou encore pour le ski nautique. Pour un moteur d'une puissance de 90 à 150 cv, une hélice en aluminium vaudra aux environ de 20 000 fcp, alors que le prix d'une élise en inox tournera autour de 100 000 fcp.

Si votre hélice est abîmée


Si votre hélice a pris un coup, qu'elle est en aluminium, si elle est légèrement déviée, vous pouvez la redresser vous même mais attention aux outils que vous utiliserez. Il ne faut jamais taper directement avec un marteau en acier sur une hélice en aluminium. Le mieux est de prendre un marteau en caoutchouc et de placer entre l'outil et l'hélice un morceau de bois pour amortir le choc. Mais attention, si elle est vraiment abîmée, vous risquer en essayant de la redresser de la casser. A noter que même une légère déformation des pales entraîne forcément un mauvais rendement (rapport consommation/vitesse).
Prix d'une hélice entre 12 000 et 130 000 fcp.

Attention au circuit de refroidissement


Que vous naviguiez dans le lagon ou en haute mer, il faudra vous méfier des végétaux ou des matières plastiques qui pourraient venir coiffer l'embase. Situés en face de l'élise, les trous d'arrivée d'eau pour le circuit de refroidissement risquent d'être bouchés. Les moments les plus dangereux sont ceux où la visibilité est la plus mauvaise, c'est à dire la nuit ou lorsque le soleil est face à l'embarcation. La solution est bien évidement d'être vigilant surtout sur les bateaux à conduite basse.
Si le circuit de refroidissement est bouché par ces matières indésirables le bloc moteur se mettra à chauffer. La turbine peut même brûlé si le moteur n'est pas coupé à temps. Ce genre d'avarie est grave puisqu'elle laissera forcément des traces dans le bloc moteur. L'échauffement entraînera obligatoirement une dilatation de toutes les pièces le composant. Il existe souvent une alarme qui indique ce genre de problèmes, mais il faut savoir qu'en général, lorsque la sonnerie retenti, il est déjà bien tard.

Attention à l'amarrage du moteur


En particulier pour les petits moteurs portables qui ne sont pas boulonnés sur le bateau, il ne faut pas oublier de prévoir sur votre embarcation un bout (corde) ou une élingue (tige en métal) qui permette d'amarrer le moteur au bateau. A cause des vibrations, que ce soit sur la route ou en mer, les vices de presses ne sont parfois pas suffisantes. Le moteur sans amarrage risquerait de se détacher de l'embarcation.