Le polyester
Le polyester est une résine qui, alliée à la fibre de verre, donne un matériau à la fois léger et très résistant. Les coques en polyester sont les plus répandues, et il est certain que l'invention de ces matériaux synthétiques est pour beaucoup dans "l'explosion" de la plaisance.
Le polyester a de nombreux avantages : bonne résistance par rapport à son poids, entretien facile, et fabrication en série, donc prix de revient intéressant.
On fabrique le moule sur une matrice en bois, parfaitement finie et ayant la forme finale. Puis on fabrique la coque dans le moule, en commençant par 1 couche de gel coat, suivie de plusieurs couches successives de polyester et fibre de verre jusqu'à l'épaisseur voulue. Après durcissement, on sépare la coque du moule et on y ajuste le pont (moulé par ailleurs), et les cloisons.
La résine polyester
La résine vendue dans le commerce a été pré-accélérée (localement) au cobalt, d'où sa légère teinte. Ce procédé limite son temps de conservation, mais évite à l'utilisateur le risque de mélange cobalt + catalyseur, extrêmement dangereux. Il suffit donc d'ajouter à la résine le catalyseur soigneusement dosé à 2 ou 3 %. La résine courante se présente sous 2 formes : "laminaiting", elle reste légèrement poisseuse après durcissement pour accrocher la couche suivante (résine ou peinture), ou "finishing" (contenant de la parafine), pour une surface finale sèche et dure mais qui n'accrochera aucune couche supplémentaire.
Le polyester armé
Sur la première couche de résine encore fraîche on applique un mat de verre (fibres non tissées) puis alternativement une couche de résine et une couche de rowing (fibres tissées) jusqu'à obtention de l'épaisseur désirée : 6 ou 7 mm pour les oeuvres mortes et jusqu'à plusieurs cm pour les oeuvres vives. Et on termine par une couche de mat, dont la souplesse permet de compenser les inégalités du rowing. L'outil indispensable est le rouleau ébulleur qui sert à imprégner la résine dans les fibres, tout en chassant les bulles qui pourraient s'y trouver prisonnières.
Dans certains cas on utilise de la "choucroute", poudre de cilice très fine mélangée à la résine, qui sert à faire les angles de cloisons, collages ou rebouchages, la où le tissu de verre est trop raide ou inadaptable.
