Bilan 2007


En 2007, le MRCC a coordonné 131 opérations de sauvetage et a assuré 56 suivis de navigation (assistance aux biens sans sauvetage), soit un total de 187 situations.
Le nombre des opérations de sauvetage en 2007 est à la hausse, pour la troisième année consécutive. La durée moyenne d’une opération de sauvetage est importante, puisqu’elle s’établit, comme en 2006, à 17 heures. En effet, l’immensité de la SRR rallonge les délais de ralliement des moyens et les durées de recherche.
En 2007, 428 personnes ont été impliquées dans une opération de sauvetage, 196 personnes ont été secourues (contre 148 en 2006) et 232 se sont tirées d’affaire elles-mêmes. 19 personnes sont décédées et 8 ont été portées disparues (le crash aérien du 09/08/07 est responsable, à lui seul, de 15 décès et 5 disparitions). Les autres décès ou disparitions ont eu lieu lors d’activités individuelles pratiquées dans le lagon ou à proximité du récif: plongée, baignade ou engin de plage.
Répartition par type d’opération (en %)
• Fausses alertes (souvent dues à une inquiétude non justifiée) = 37,5
• Avaries (moteur, carburant ou batterie) = 23
• Assistance médicale en mer = 14
• Plaisance légère (homme à la mer, nageur, plongeur, loisirs nautiques…) = 11,5
• Échouement = 6
• Autres (démâtage, voie d’eau,
chavirement…) = 8
Un nombre toujours important de potimarara et de bonitiers en transit interatolls ou inter-îles sont victimes d’avaries moteur et partent à la dérive. De nombreuses actions de sensibilisation au principe de la déclaration de partance (voir encadré) ont été conduites depuis 2005 et se sont poursuivies en 2007.
Origine des alertes
• La gendarmerie, bien implantée sur les 5 archipels, joue un rôle prépondérant dans la transmission des alertes, en assurant le rôle d’intermédiaire entre le MRCC et les témoins privés qui signalent un événement ou une inquiétude.
• Le FMCC Toulouse transmet les alertes concernant les déclenchements de balises de détresse satellitaires COSPAS-SARSAT.
• La station côtière Mahina Radio, qui assure une veille en VHF et HF, relaie les alertes vers le MRCC.
Les suivis de navigation
Il s’agit d’actions de prévention menées pour des navigations délicates: navire fragilisé à la suite d’une avarie ou embarcation inadaptée aux conditions de mer.
En 2007, le MRCC a assuré 56 suivis de navigation (soit plus du double qu’en 2006), dont 13 suivis après avarie et 43 suivis particuliers de navigation hauturière.
Moyens engagés en 2007
Tous les moyens publics et privés sont mobilisables lors d’un sauvetage. Le sauvetage des personnes est l’affaire de tous, sans exception.
Lors d’une alerte, les moyens sont placés sous la coordination du MRCC Papeete. Plus d'un tiers des interventions est effectué par des navires privés. Compte tenu de l’étendue de l’espace maritime soumis à des influences météorologiques sectorielles avec une dérive rapide au large – cas observé régulièrement aux Tuamotu – les recherches et les localisations par voie aérienne des navires disparus sont quasi-systématiques avant un remorquage par des moyens nautiques locaux. 114 heures de vol, assurées à 100% par les moyens des armées, ont ainsi été consacrées en 2007 au secours maritime en Polynésie française, ce qui représente un montant d'environ 130 millions de Fcfp.
Que dire de ces chiffres?
Ces chiffres restent relativement modestes si on les rapporte à l'immensité de la zone. Ils le sont un peu moins quand on les rapproche du nombre d'habitants de la Polynésie française (près de 260 000 personnes au dernier recensement en 2007). Cette situation révèle néanmoins une bonne connaissance de la mer et des risques qu'elle engendre par la population polynésienne. À l'inverse, ils ne traduisent vraisemblablement qu'une partie des cas de sauvetage en mer, l'entraide mutuelle et spontanée entre marins restant de mise.
Si l’accroissement de l'activité du MRCC provient partiellement d'une meilleure connaissance du rôle de cet organisme par les usagers de la mer, il s'explique aussi par la persistance de comportements peu responsables. Trop d’usagers s’aventurent en haute mer avec des embarcations mal entretenues, autorisées à naviguer seulement à proximité des côtes, et ne disposent donc pas des équipements, du matériel de sécurité et des moyens de communication appropriés lorsque survient le mauvais temps ou une avarie.
