Mieux connaitre la gendarmerie maritime
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Un peu d’histoire... Née en 1791, la Gendarmerie maritime intègre les prévôts maritimes avant de changer de nom en 1820, pour devenir la gendarmerie royale maritime. En 1855, elle prend le nom de gendarmerie impériale maritime. Depuis 1970, elle constitue une formation spécialisée de la gendarmerie nationale et est placée pour emploi auprès du Chef d’État-Major de la Marine.

Elle est aujourd’hui constituée d’environ 1 100 personnels, présents sur le territoire métropolitain mais aussi dans tous les départements, territoires et pays d’outre-mer.
La gendarmerie maritime en Polynésie
Elle est composée de deux unités :
1/La brigade de la base navale
Constituée de trois militaires, dont deux officiers de police judiciaire, elle est placée sous le commandement de la gendarmerie maritime à Houilles et mise pour emploi auprès du commandant de la base navale de Papeete.
Ses missions :
• Sûreté et protection des installations dépendantes de la marine,
• Protection des biens et des personnes à l’intérieur de ces zones,
• Exécution des réquisitions judiciaires et des délégations des juridictions d’instruction. Elle intervient d’initiative, sur plainte, ou sur demande de concours du Commandant de la base navale.
2/ Le patrouilleur Jasmin
Inscrit sur la liste des navires de combat, le Jasmin appartient à la Marine nationale ; il est toutefois destiné à remplir ses missions dans le cadre de l’Action de l’État en mer (AEM). L’équipage est constitué de 12 gendarmes et d’un personnel de la Marine nationale (chef mécanicien). À noter que deux d’entre eux possèdent la qualification de plongeur de bord.
Ses missions :
• Police judiciaire en mer,
• Contrôle de la salubrité publique,
• Contrôle du travail illégal
,• Lutte contre les trafics (stupéfiants, contrefaçons...),
• Police de la navigation de plaisance et des pêches,
• Protection du trafic maritime,
• Assistance aux personnes en danger. La gendarmerie maritime peut également apporter le concours de ses personnels spécialisés à la gendarmerie départementale ou à d’autres services de police, à l’occasion d’enquêtes nécessitant sa compétence technique. Le patrouilleur est ainsi amené, en marge de ces missions, à assurer l’escorte de courses de va’a ou de voiliers. En outre, une partie des personnels du Jasmin est habilitée à faire passer - au profit de la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes - les permis côtiers et hauturiers.
Zone d’action
Elle recouvre 85 % de la population et comprend principalement les Îles du Vent, les Îles Sous-le-Vent et la partie nordouest de l’archipel des Tuamotu.

