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Plongée / Apnée



Couronnée de récifs et de lagons, la Polynésie est le berceau d'une faune aquatique exceptionnelle. Les 115 îles polynésiennes constituent un vaste domaine d'exploration où débutants et plongeurs confirmés trouveront matière à réver.

Les conditions de plongée
La température moyenne de l'océan est de 26 ºC en saison fraîche et de 29 ºC en saison chaude. A un demi degré près, il n'y a pas de variation entre la surface et les 100 premiers mètres ! Inutile donc de s'encombrer d'une épaisse combinaison à cagoule. En dehors de la saison des pluies, la visibilité est de l'ordre de 30 mètres, parfois même plus. Le marnage, très faible, n'engendre pas de fort courant si ce n'est dans les passes.

La faune
Les récifs et lagons polynésiens forment des écosystèmes originaux dans lesquels des milliers d'espèces ont trouvé des conditions idéales de développement. Une connaissance élémentaire de ces biotopes permet de profiter au mieux des incursions sous-marines.

Le lagon
Dans les îles hautes comme dans les atolls, la pente sablonneuse du lagon s'incline doucement vers son centre pour atteindre une profondeur moyenne de 30 mètres. Dispersés sur le fond, les pinacles coralliens sont le point de ralliement d'une multitude de poissons. Ils ne s'éloignent jamais à plus de quelques mètres de leur refuge.

La pente océanique du récif
Qu'il s'agisse d'une île haute ou basse, la pente océanique du récif reste la partie la plus vivante de la construction corallienne et son exposition au vent dominant ajoute au bien-être de sa population. On y trouve une grande variété de coraux parmi lesquels se réfugient là encore une foule de poissons colorés et de crustacés. Le "bleu" est fréquenté par les thons, les napoléons, les imposants nasons à cornes et les maîtres incontestés que sont les requins gris.

Les passes
Ces chenaux, qui relient l'océan et le lagon, sont incontestablement les plus riches de ces trois écosystèmes. Le décor, il faut le préciser, est souvent peu attractif car les forts courants, qui s'y engouffrent au rythme des marées, empêchent les larves coralliennes de se fixer. En revanche, c'est un lieu de transit très fréquenté, notamment aux Tuamotu, où la densité de poissons est stupéfiante. On y retrouve la majeure partie des espèces. Par courant sortant, les raies manta, comme un bon nombre d'autres espèces, viennent se nourrir de matières nutritives en provenance du lagon. C'est le territoire de chasse privilégié des grands prédateurs comme les requins et les barracudas. L'exploration des passes d'atolls est sans conteste le nec plus ultra de la plongée en Polynésie.

Où plonger ?
Six îles sont dotées des infrastructures nécessaires pour pratiquer la plongée sous-marine dans des conditions de confort et de sécurité maximale. Ces centres sont ouverts toute l'année. Les sorties en mer sont quotidiennes. Ils assurent la formation, l'équipement et l'encadrement des plongeurs.
Les brevets F.F.E.S.S.M., C.M.A.S., P.A.D.I.*, sont reconnus et délivrés en Polynésie française.



Organismes


Chasse sous-marine, apnée, nage avec palmes

Fédération Tahitienne de sports subaquatiques de compétition
Tél/Fax : 85 36 82 / 82 94 64
vtstahiti@hotmail.com - À partir de 16 ans

Plongée avec casque
Aucune formation particulière n’est nécessaire et il n’est pas indispensable de savoir nager : il suffit de marcher et de respirer
normalement, votre tête reste au sec ! (Accompagnement par un guide diplômé).


Sea Angels
hôtel intercontinental Tahiti Resort
Faa’a - Tél : 32 55 35 - À partir de 10 ans

Plongée sous-marine
Fédération Polynésienne d’Étude et de Sports Sous-Marins (FPESSM)
Tél : 43 62 51 / 71 91 72
fpessm@mail.pf - www.fpessm.pf
À partir de 8 ans

Technique


Plongées aux mélanges : de nouveaux horizons

La plongée est aujourd'hui une activité qui s'adresse à un public très divers. Les écoles dispensant un enseignement de type "militaire" sont de plus en plus rares, les élèves recherchant dans la plongée la possibilité de découvrir l'environnement sans avoir à réaliser le parcours du combattant. Les techniques ont évolué, et depuis quelques années la plongée aux mélanges pointe le bout de son nez en Polynésie française.

Contrairement aux idées reçues, les blocs de plongées ne sont pas remplis avec de l'oxygène mais avec de l'air composé à 79% d'azote et 21% d'oxygène. L'oxygène est consommé par l'organisme, l'azote n'ayant aucune fonction métabolique. Lorsque le plongeur s'immerge, la pression partielle de chaque gaz composant l'air respiré augmente, l'oxygène est toujours consommé en partie par l'organisme tandis que l'azote sature le corps du plongeur. À la sortie de l'eau, le corps du plongeur est chargé de bulles d'azote qu'il éliminera totalement en vingt-quatre heures. L'azote est aussi responsable des quelques accidents de plongée qui font les gros titres des journaux, appelés accidents de décompression. Le fait de réduire le pourcentage d'azote dans le mélange gazeux respiré par le plongeur, limitera ses risques d'accidents.

Le "Nitrox" (néologisme signifiant mélange de nitrogène/oxgygène) ou mélange enrichi, diminue les risques liés à l'azote en augmentant la quantité d'oxygène dans le mélange respiré par le plongeur. Son pourcentage sera donc supérieur à 21% et celui d'azote inférieur à 79%. Les mélanges les plus utilisés sont les Nitrox 32 et Nitrox 36, contenant respectivement 32% et 36 % d'oxygène.

    Du plongeur débutant au plongeur avancé, le Nitrox offre de nombreux avantages :
  • Risque d'accident réduit.
  • Temps d'immersion sans palier plus important.
  • Intervalle de surface réduit: Il faut normalement attendre 24 heures après sa dernière plongée pour prendre l'avion. Enrichir le mélange en oxygène permettra de réduire cet intervalle de surface, de plonger le matin et prendre l'avion le soir même. Les week-ends plongés sont optimisés.

Des organismes de formations spécialisés dans la plongée aux mélanges comme TDI (Technical Diving Internatioanl) ou plus généraliste comme PADI, propose des cursus accessibles dès le premier niveau de plongeur:

Le Nitrox

Le plongeur Nitrox de base peut plonger avec un mélange enrichi jusqu'à 40% d'oxygène. La formation est accessible dès le niveau 1 de plongeur ou Open Water Diver et se résume à une information théorique, les nouvelles règles de sécurités à adopter avec ce mélange, les marquages et analyses à effectuer avant la plongée et une ou deux plongées au Nitrox.

Comment se déroule une plongée au Nitrox ?

Très simples : Les blocs de plongée portent un étiquetage et un code couleur spécifique. Le plongeur doit analyser le mélange, vérifier que le pourcentage d'oxygène est conforme à celui figurant dans le cahier de gonflage. Il doit également calculer la profondeur maximale à laquelle le mélange doit être utilisé (des tableaux pré-calculés sont à la disposition des plongeurs dans tout le Centre de plongée Nitrox). Ces informations et son nom doivent figurer sur le bloc.
En résumé : un peu plus de rigueur accessible à tous pour plus de sécurité.

Après quelques plongées au Nitrox, il est possible de passer le niveau "plongeur Nitrox Avancé". Ce niveau s'adresse à des plongeurs Advanced Open Water ou Niveau II. Il permet d'utiliser des mélanges enrichis en oxygène jusqu'à 100% et d'optimiser sa plongée en utilisant plusieurs mélanges en immersion. En complément de la formation "Procédure de Décompression", le plongeur Nitrox Avancé pourra également optimiser sa décompression. Il pourra ainsi calculer le mélange optimum par rapport à sa profondeur d'évolution, calculer la décompression qui en découle et en fonction de sa consommation moyenne de gaz par minute, choisir les blocs de plongée les plus appropriés.

Une plongée à 40 m ? Facile, Nitrox 32 au fond et Oxygène pur au palier. La plongée est optimisée en termes de décompression par rapport à cette même plongée à l'air.

Plongées profondes à l'air et aux mélanges ternaires

Beaucoup de plongeurs souhaitent battre des records de profondeur et négligent toutes les règles élémentaires de sécurité.

Plonger profond nécessite un apprentissage spécifique et un matériel adéquat.

L'air permet d'atteindre des profondeurs de l'ordre de 60 mètres. La toxicité de l'oxygène est réelle au-delà de cette limite et la narcose (ou ivresse des profondeurs) est déjà bien présente depuis la zone des 40 mètres. Il est toutefois possible pour des plongeurs confirmés et en bonne condition physique d'évoluer dans cette zone. Les eaux polynésiennes sont d'une clarté rassurante, mais plonger profond nécessite une formation spécifique et un matériel irréprochable. Les plongeurs Rescue Diver ou Niveau III peuvent suivre un cursus de formation de plongeur profond à l'air ou "Extanded Range Diver". Ce plongeur pourra aller jusqu'à 55 mètres à l'air et utiliser des mélanges de décompression suroxygénés, avec une configuration matérielle étudiée pour cet espace d'évolution.

Les risques liés à la plongée profonde à l'air sont importants. Le risque d'essoufflement est une des première cause d'accident car le poids de l'air à cette profondeur rend difficile la ventilation.
Pour limiter ces risques, il est possible d'ajouter de l'hélium dans les mélanges respirés tout en gardant 21% d'oxygène pour des plongées jusqu'à 60 mètres. Il y aura donc moins d'azote et le poids du gaz respiré sera moins important que l'air. Les risques d'essoufflement seront ainsi bien moins importants.
Le plongeur trimix de base devra être Rescue Diver ou Niveau 3 et avoir suivi une formation Nitrox avancé.

Plonger profond avec de l'air est certes moins cher mais à quel prix ? Les mélanges ternaires sont aujourd'hui accessibles, nécessitent une formation spécifique, coûtent plus cher, mais permettent de limiter de façon significative les risques d'essoufflement et d'évoluer à 60 mètres sans goûter les " joies de la narcose ". Le trimix élémentaire peut être résumé simplement : sécurité en profondeur et profiter pleinement de sa plongée.

La vie corallienne est exubérante dans la zone des 20 mètres. Pourquoi descendre plus profond ?
Les profondeurs recèlent une vie différente. Les rencontres avec les gros prédateurs sont plus communes au-delà de 20 mètres. À partir de 60 mètres, de nouveaux horizons inexploités sont ouverts aux plongeurs. La technicité des plongées jusqu'à 100 mètres requiert une approche de la plongée très différente. Bi-bouteilles dans le dos, mélange "travelo", mélange de décompression : 4 blocs de plongée rendent les plongeurs Trimer Avancé peu mobile, mais lui permettent d'évoluer à cette profondeur l'esprit clair et d'optimiser sa décompression. Les règles changent : on ne peut plus remonter en cas de problème et redescendre pour effectuer les paliers. Remonter un plongeur en cas de difficulté ne peut être fait que dans le respect de sa propre décompression. Nous sommes aux limites de la plongée loisir et les risques doivent être évalués avant de se lancer vers les "Abysses". Ce type de plongée est fantastique car il permet de découvrir des sites vierges, parfois explorés à l'air par des plongeurs dont l'objectif était simplement d'afficher une profondeur sur leur ordinateur de plongée mais dont l'état de conscience n'était certainement pas suffisant pour une exploration...

Les recycleurs

La plongée aux mélanges est riche d'enseignement et préfigure la plongée de demain. Rien est très nouveau. Il a simplement fallu quelques décennies pour que les plongeurs loisirs s'intéressent à de nouvelles techniques issues de la plongée professionnelle et du domaine militaire.

La Polynésie Française est un haut lieu de la plongée sous-marine. La faune récifale et les poissons pélagiques en grand nombre ne sont pas étrangers à la venue des plongeurs du monde entier. Comment faciliter les rencontres et améliorer l'approche de cette faune sauvage effrayée par les bulles des plongeurs ?

Les recycleurs, quelques bulles ou aucune bulle en fonction des modèles, permettent des approches de qualités que ne peuvent égaler nos bons vieux scaphandres autonomes.

    Il existe deux grandes familles de recycleurs :

  • Les recycleurs semi-fermés fonctionnent avec un mélange enrichi en oxygène. Le gaz inspiré est refoulé à l'expiration dans une cartouche contenant un fixateur de CO2. Une fuite constante de gaz permet le renouvellement du gaz respiré par une injection constante de Nitrox. Un recycleur semi-fermé fait environ trois fois moins de bulles qu'un circuit ouvert traditionnel.
    Cet équipement est accessible aux plongeurs niveau 3 ou Rescue Diver ayant suivi une formation Nitrox. Il est facile d'utilisation, mais nécessite un apprentissage spécifique. Son utilisation est en général limitée à 40 mètres.

  • Les recycleurs circuits fermés sont de deux types :
    • A oxygène pur utilisé par les nageurs de combat et permettant d'évoluer jusqu'à 6 mètres.
    • À injection électronique. Ce type de recycleur, dont le plus connu est le modèle CCR Inspiration (www.ambientpressurediving.com) fonctionne à l'air enrichi mais aussi aux trimix. Ses caractéristiques principales : aucune bulle, aucun bruit et un mélange fabriqué par l'appareil. Pour les initiés, il maintient une pression partielle d'oxygène constante. Plus le plongeur descend, moins le mélange est enrichi en oxygène pour éviter les risques d'hyperoxie, plus le plongeur est proche de la surface plus le mélange est enrichi. La durée des paliers est optimisée grâce à des moyens de décompression spécifiques (ordinateur de plongée multi-mélanges en circuit fermé).
Les circuits fermés à injection électronique sont des appareils dont l'utilisation nécessite impérativement une formation et de posséder au préalable un Niveau 3 de plongeur ou Rescue Diver ayant suivi une formation Nitrox Avancé. Leurs performances sont exceptionnelles : 10 heures d'autonomie théorique (6 heures réelles), aucune bulle et aucun bruit ! mais la rigueur est le maître mot pour ses utilisateurs, les risques d'hyperoxie, d'hypoxie et d'hypercapnie étant plus important qu'en circuit ouvert
L'avenir de la plongée est certainement proche de ce type d'appareil sans cesse amélioré en terme de sécurité. La perfection n'est jamais atteinte, mais le CCR Inspiration s'en approche.

Tous les amoureux de la nature, photographes, vidéastes sont les premiers destinés à utiliser cet appareil hors du commun qui permet de découvrir une autre facette du monde sous-marin.

La plongée aux mélanges connaît un essor sans précédent dans le monde, mais reste marginale en Polynésie pour des raisons de coût et un manque d'information sur le sujet. Les Centres de plongée ont du mal à évaluer les avantages de ces nouvelles techniques. La communication doit être axée sur l'augmentation de la sécurité, d'une importance primordiale en Polynésie compte tenu des temps d'évacuation en cas d'accidents de décompression. La demande pour ce type de prestation décidera certainement les centres de plongée à s'investir dans une démarche garantissant encore plus de sécurité pour les plongeurs loisirs.

Accessoires


Les masques


Ils se divisent en deux grandes familles : les masques pour l'apnée, dont le verre est proche des yeux, et les masques pour la plongée ou le "snorkeling" pour lesquels il est possible de favoriser la largeur du champ de vision. Pour choisir votre masque, l'astuce est simple : posez-le sur votre visage, respirez par le nez et si le masque tient, c'est qu'il est fait pour vous !

Les palmes


Elles sont indispensables pour se mouvoir sous l'eau. Les chaussantes avec voilures courtes ou moyennes sont utilisées en plongée libre ou en entraînement piscine. Les palmes pour la plongée sont dotées de voilures puissantes, de tailles moyennes et étudiées pour assurer la propulsion d'un plongeur immergé. Certains préfèrent les sangles amovibles aux palmes chaussantes. Quoi qu'il en soit, elles doivent être confortables. Pour connaître la bonne taille, chaussez la palme et, en appuyant vos orteils sur le sol, essayez de vous déchausser sans vous aider de la main. Si la palme reste au pied, c'est la bonne pointure. Attention, une palme ne doit pas vous comprimer le pied car cela risquerait de bloquer la circulation sanguine et vous auriez alors les pieds gelés !

Détendeurs : ne manquez pas d'air !


Destinés à réduire la haute pression contenue dans les bouteilles, les détendeurs sont conçus pour assurer un confort respiratoire régulier, quelle que soit la profondeur du plongeur. Certains sont dotés de tourelles pivotantes pour faciliter les mouvements du plongeur.

Les stabs : mieux vaux être "gonflés" !


Pour ne pas sonder au milieu de l'océan, il faut plonger avec un gilet qui, sur action du plongeur, se gonfle et se dégonfle. Matériel indispensable notamment pour rester en surface tout équipé ! On peut introduire de l'air dans le gilet mécaniquement ou par gonflage buccal, au moyen d'une inflation. La plupart des stabs sont équipées de purges de surpression permettant d'éliminer rapidement l'air à l'intérieur du gilet.

Les combinaisons


Certains pourraient croire que sous nos latitudes où la température de l'eau descend rarement en-dessous de 24°C, la combinaison est un luxe. Mais à la longue, on ne s'en passe plus. L'idéal pour la Polynésie française : les combinaisons " shorty " (ou un lycra). Comme leur nom l'indique, le bas est coupé juste au-dessus du genou, et les manches sont courtes. Attention : ces combinaisons ne protègent ni les coudes, ni les genoux et les débutants risquent de s'érafler sur le corail.

 

Formations


Réputée pour ses plages de sable blanc bordées de cocotiers et les eaux cristallines de son lagon turquoise, la Polynésie française a acquis une solide réputation dans le monde de la plongée sous-marine. Il semblerait que ces terres mythiques ne soient que la partie émergée d'un jardin d'Eden. Découvrir les richesses sous-marines de cet ailleurs légendaire est un beau voyage qu'il serait dommage de manquer. La Polynésie française s'est aujourd'hui dotée de nombreux centres de formations et de différentes écoles, dans lesquels tout novice pourra acquérir de solides bases d'apprentissage et de perfectionnement pour plonger en toute sécurité.

Les formations FFESSM

La FFESSM (Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins) est le principal organisme délivrant des plongées en France et dans les DOM-TOM. Ces brevets donnent droit à une équivalence internationale (CMAS) permettant de plonger dans le monde entier.

Étape n°1 : le Baptême de plongée


Si vous n'avez jamais "respiré" sous l'eau, il vous sera proposé de faire un baptême de plongée avant de commencer toute formation. En une séance qui se déroule le plus souvent dans le lagon, à moins de 5m et guidé par un moniteur, vous découvrirez la plongée sous-marine.

Les différents niveaux


Après le baptême, les plongeurs peuvent passer le Niveau 1, ce qui donne le droit de plonger jusqu'à 20 mètres en étant encadré par un plongeur Niveau 4 ou par un moniteur. Un plongeur Niveau 1 acquiert en quelques plongées les techniques de base pour évoluer avec aisance dans l'eau et être un excellent coéquipier.

Le plongeur Niveau 2 peut avec ce diplôme évoluer sans moniteur jusqu'à 20 mètres et accéder à la profondeur de 40 mètres avec un moniteur. Le Niveau 2 représente une étape importante dans la formation du plongeur. Soit il choisit de passer le Niveau 3 pour être autonome dans la zone des 40 mètres, soit il suit une formation pour passer le Niveau 4 afin d'encadrer en milieu naturel et de se préparer le cas échant au monitorat. Un Niveau 2 a aussi le droit de passer son brevet de plongeur initiateur, ce qui lui permettra d'encadrer certains cours pratiques et théoriques de plongée et de faire des baptêmes.

Sachez que le CFPS (Certificat de Formation de Plongeur Secouriste) est obligatoire pour la délivrance du diplôme Niveau 3.

Ceux qui souhaitent s'orienter vers le monitorat devront passer les diplômes MF1 et MF2 (Moniteur Fédéral 1 et Monitorat Fédéral 2) ou les Brevets d'Etat de Plongée sous-marine 1 et 2 (BEES 1 et BEES 2). Le niveau suprême est Instructeur National.

Les conditions de candidature


Pour passer les diplômes de plongée, la FFESSM exige que les élèves soient licenciés, qu'ils présentent un certificat de non-contre-indication à la pratique de la plongée subaquatique et il faut être âgé d'au moins 14 ans au moins pour le Niveau 1 (autorisation du responsable légal pour les moins de 18 ans), d'au moins 16 ans pour le Niveau 2 et d'au moins 18 ans pour les autres niveaux.

Les formations PADI


Première organisation de plongée au monde, PADI délivre 70 % des diplômes de plongée sur les 5 continents et ce dans 174 pays.

Après avoir effectué un baptême de plongée sous-marine, il est possible de passer le diplôme Open Water Diver de PADI dans un centre de plongée agréé PADI. Durant cette formation, le plongeur va acquérir les techniques de base pour évoluer dans l'eau avec plaisir et en toute sécurité. Le plongeur certifié Open Water a le droit de plonger sans moniteur, avec un binôme, jusqu'à 18 mètres de profondeur, et avec un moniteur, jusqu'à 30 mètres.

Pour avoir plus d'autonomie et découvrir certains loisirs sous-marins, comme la photo, les plongeurs Open Water, ainsi que les plongeurs Niveau 2 de la FFESSM, peuvent passer la formation Advanced de PADI. Avec ce diplôme, les plongeurs pourront évoluer en autonomie jusqu'à 30 mètres de profondeur.

La formation de Rescue Diver de PADI permet aux plongeurs de connaître les techniques de sauvetage. Le Rescue n'est délivré qu'après obtention par les candidats du Medic First Aid, du CFPS ou équivalent, daté de moins de trois ans.

Le plongeur qui s'oriente vers le monitorat PADI devra passer avec succès le Divemaster, une formation qui permet un premier apprentissage du métier d'instructeur de plongée. Durant la formation, le futur Divemaster encadre une palanquée (groupe de plongeurs) et assiste un instructeur pendant ses cours. Un minimum de 60 plongées est requis pour la délivrance du diplôme.

Avant de devenir Open Water Scuba Instructor, les candidats Divemaster devront suivre deux cours : l'IDC (Instructor Diving Course) et l'IE (Instructor Examination). Le premier est axé sur le développement des compétences pédagogiques du candidat, tandis que le second vise à évaluer les connaissances théoriques, les facilités pédagogiques et l'aisance aquatique des futurs diplômés.