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Surf / Bodyboard

Surf : un mode de vie
Considéré par beaucoup comme plus qu'un sport, le surf est aujourd'hui un véritable mode de vie, une raison d'exister pour certains. Les marchands d'accessoires en tout genre ne sont pas les derniers à s'en être rendu compte. Mais au delà du paraître, il y a tout un monde avec son langage, son éthique et sa philosophie. La communion avec les éléments naturels et la dextérité qu'impliquent cet "art de vivre" constituent une des activités favorites des jeunes polynésiens d'aujourd'hui. Derrière ces images spectaculaires que l'on peut voir dans des magazines spécialisés, se cache tout un univers. Ceux qui le font vivre sont bien sûr ceux qui "s'éclatent" sur les vagues, mais ce sont aussi les shapers qui confectionnent les planches.

La pratique du surf
En Polynésie, les clubs de surf sont concentrés sur l'île de Tahiti. Bien qu'il y ai des spots sur les autres îles, le surf est pratiqué en général en Polynésie plus comme un loisir que comme un véritable sport de compétition. Un peut partout sur les îles on trouvera de superbes endroits où surfer : Huahine, Moorea, Tuamotu, etc. Mais attention aux débutants et à ceux qui arrivent en touristes, il y a quelques endroits qui sont réputés "chasse gardée" (Huahine en particulier) où on n'est pas forcément bien accueilli si l'on débarque sans prévenir. Mais ceux qui connaissent un peut la Polynésie savent qu'il y a toujours une façon de se faire accepter par exemple en se faisant connaître des familles ou peut être même tout simplement en discutant un peu avec les jeunes surfers du coin.

Pour ce qui est de Tahiti, l'endroit le plus facile pour débuter c'est bien sûr toute la côte Est. Là, il y a vraiment de la place pour tout le monde. Mais il y a des saisons et vous ne pourrez pas aller surfer tous les jours, il faut savoir guetter la houle. Entre avril et septembre, c'est la côte Ouest avec les spots de Taapuna, Papara, Paea (Sapinus) etc., qui pourront vous donner du plaisir puisque les vagues sont grossies par une houle de Sud-Sud-Ouest. De octobre à mars, c'est la côte Est avec les plages d'Arue, de la pointe Vénus, de Papenoo jusqu'à Farue qui fera le régale des surfers grâce à une houle du Nord.
On remarque finalement que ce sport peut être pratiqué presque à tous les âges: depuis 15 ans jusqu'à 45 ans on peut s'amuser avec les vagues. Mais, bien sûr les plus jeunes sont plus nombreux et c'est entre 15 et 25 ans que l'on trouve la majorité des amateurs de glisse. Avec 200 à 300 licenciés, la Polynésie doit bien compter 4000 aficionados qui pratiquent cette discipline comme un loisir.

Un concurrent direct au surf : le booguie
Le booguie ou, bodyboard ou encore biscotte, est une sorte de demie planche de surf de plus en plus prisées par les jeunes. Un certain nombre de vendeurs spécialisés en la matière vous diront que le véritable boom du surf a eu lieu il y a 10 ans et qu'aujourd'hui c'est le tour du booguie. Il faut dire que cette petite planche a plusieurs avantages indéniables. Tout d'abord, on peut s'en servir dès l'âge de 5 ou 6 ans, ensuite un body board est beaucoup moins cher qu'une planche de surf (18 ou 20 000 FCP pour un booguie de bonne qualité), en plus de ces avantages pratiques, il faut savoir que c'est une discipline facile à pratiquer lorsque l'on débute. Ces pour toutes ces raisons que l'on vend aujourd'hui en moyenne 15 biscottes pour une planche de surf. Bien sûr, le body board a aussi des inconvénients puisque contrairement au surf, on ne peut se mettre debout dessus, et les figures, aux regards de certains, sont moins spectaculaires. Les surfers de leur côté préfèrent généralement snober les body boarders, considérés comme des glisseurs sans noblesse.




Organismes


Fédération Tahitienne de Surf


Tél : 43 86 93 - 29 68 76
Site : www.surf.pf
Email: fsurf@live.fr

La fédération vous fournira les renseignements sur les 14 clubs existants.




Evénements


Comment participer aux compétitions


Pour participer aux compétitions, c'est bien simple, il faut faire partie d'un club et pour cela, il faut être licencié. Pour ce faire vous avez besoin d'une somme de 3 000 F CFP, de 3 photos d'identité, d'un acte d'extrait de naissance, d'un certificat médical d'aptitude à la discipline et d'une autorisation parentale pour les mineurs. Une fois que vous vous êtes procurer tout ces documents, le plus simple est de contacter les clubs ou de se rendre à une compétition. Cela vous permettra d'accéder aux épreuves, d'être couvert par une assurance lors des compétitions sportives et de bénéficier parfois de certaines remises dans des magasins spécialisés.

Si vous êtes un as et que vous cherchez un sponsor


Si vous êtes une petite équipe, ou même que vous êtes tout seul et que vous sentez que vous êtes un as de la glisse, sachez que les sponsors peuvent vous aider pour l'achat de votre matériel. Mais ils sont aussi très regardant sur le mode de vie que vous pouvez avoir. Pour une petite équipe locale de body board par exemple, cela représente pour le sponsor, un investissement de 300 000 F CFP par an. Pour cette somme, la marque en question voudra savoir où elle met les pieds.

Les clubs


Ce sont en tout et pour tout six clubs qui participent aux compétitions locale. Le premier a été fondé en 1962, c'est le Tahiti Surfclub basé à Arue , ensuite en 1973 s'est ouvert à Punauuia le club du spot de Taapuna. A Papenoo, en 1978, un troisième surf club s'est monté, c'est le Nuuroa. C'est le tour en 1985 du Teuivaa basé à Puunauia et plus récemment c'est le Popoti de Papara et le Hei o te faahee de Pirae qui ont ouvert leurs portes.

La Billabong pro à Teahupoo


La plus prestigieuse des manifestations, la Billabong Pro à Teahupoo, aura lieu du 25 au 30 avril 2007. La marque Billabong qui sponsorise la manifestation a signé jusqu'en 2009.

Pour connaître le calendrier des manifestations, consulter l'excellent site de la Fédération tahitienne de surf : www.surf.pf



Conseils/Technique


Le matériel nécessaire et les accessoires éventuels
Autour de la planche elle même viennent se greffer un bon nombre d'accessoires plus ou moins utiles. Ceux qui sont indispensables sont la "wax", une cire antidérapante qui permet au surfer de bien rester debout sur sa planche, le "leash", une cordelette et une attache qui sont là pour éviter au sportif de perdre son surf ou son booguie lors de ses cascades aériennes. La forme de la planche aussi peut varier selon son propriétaire. la "queue" du surf ou "pin tail" pourra être carrée ("square") ou en forme de queue de poisson ("fish tail"). Mais les commerçants ont su développer tout un marché autour de cette discipline, du t-shirt en passant par la montre, la paire de lunettes de soleil jusqu'au porte feuille ou à la paire de basket, on peut tout vendre si le produit a un quelconque rapport de près ou de loin avec le surf. Sur Tahiti, la concurrence est rude et certains boutiquiers vont même jusqu'à attaquer en justice leurs rivaux pour concurrence déloyale. C'est le côté sans doute le moins reluisant de ce sport si esthétique et si proche de la nature au départ.

Quelques conseils pour la pratique des sports de glisse
La clémence du climat en Polynésie, le cadre mythique de nos îles et de nos lagons, berceau de sports, sont autant d'encouragements à la pratique des sports nautiques que sont le surf, le bodyboard et la planche à voile.

Les risques sont faibles pour ces différentes acitivités nautiques. Ils peuvent dans la majorité des cas être prévenus par le respect de règles élémentaires de bon sens.
Ces risques sont sous la dépendance des trois facteurs principaux, souvent cumulés : la vitesse avec pour corollaire la survenue des traumatismes cinétique de gravité variable, le soleil et le milieu d'évolution aquatique.

Les facteurs de risque
Pour simplifier, nous les aborderons séparément.

Les traumatismes vont des rhagades et coupures occasionnées par le corail, en passant par les dermabrasions occasionnées par les antidérapants des planches à voile et le sable de la plage, aux contusions voire aux fractures dues aux "retours" de planche de surf dans les rouleaux très et trop fréquentés, dans un mouvement assimilable à un "retour de manivelle".
Nous n'oublierons pas les chutes sur tout ou partie de la planche à voile.

Le soleil est le deuxième intervenant, élément indispensable à la réalisation du bronzage "façon fun boarder".
Mais trop, c'est trop. Qui n'a pas expérimenté les cuisants souvenirs d'une journée ensoleillée passée sur une planche à voile ? Plus pernicieuse est la déshydratation, sous l'influence de l'ensoleillement et de la sudation, essentiellement pour les véliplanchistes. L'eau est un excellent vecteur pour la thermolyse (la conduction thermique de l'eau est 10 fois celle de l'air) mais expose à d'autres dangers, nous y reviendrons.
La déshydratation est un facteur supplémentaire de fatigue.

La mer est bien agréable quand on peut se maintenir à sa surface. Le risque essentiel des évolutions nautiques reste ici la noyade. Elle peut être favorisé par l'inconscience relative à un traumatisme.
Par ailleurs, l'eau est toujours plus froide que l'organisme. L'eau est donc un facteur de thermolyse efficace. Le deuxième danger est donc celui de l'hyperthermie, dasn des proportions bien moindres que lors de la pratique de al plongée en scaphandre autonome.

Les premiers signes sont : des tremblements généralisés, une sensation d'engourdissement, une fatigabilité. Il est impératif de retourner au rivage et d'interrompre l'activité nautique pratiquée.
Les accidents dus aux animaux marins sont rares dans notre région. Ils sont décrits de manière anecdotiques en Nouvelle-Calédonie et dans l'océan Indien et à la réunion.

Le manque de pratique est un facteur à l'origine d'un certain nombre d'accidents chez les véliplanchistes. Aux fautes techniques et à la mauvaise évaluation de ses capacités, s'ajoutent la fatigue, la déshydratation et l'hypothermie éventuelle.

Quels conseils donner?

Il semble logique d'éviter de naviguer en surf et planche à voile trop près les uns des autres.

L'emport de quelques solutions antiseptiques peut être intéressant pour traiter quelques petits "bobos" ; Le citron vert fait toujours merveille pour les plaies de corail.

L'eau ne protège pas du soleil, l'usage d'un écran solaire résistant à l'eau est fortement conseillé aux peaux sensibles et fraîchement débarquées de métropole. Sa force sera adaptée à la sensibilité individuelle. le port d'un tee-shirt est une bonne méthode de protection.

les boissons doivent être abondantes, assez fréquentes et l'occasion de se reposer, de se réchauffer avant de reprendre son acitivité préférée avec plus d'entrain.

La résistance au froid est variable selon les individus etd épend en partie de l'épaisseur du pannicule adipeux de l'intéressé. Les vêtements spécialisés sont utiles quand on doi séjourner dans l'eau pendant de longues périodes à l'instar des plogeurs sous-marins. Il est fortement conseillé d'interrompre l'activité lorsque apparaissent les signes d'hypothermie débutante.

Il est préférable de savoir nager même si la flottabilité naturelle de ces engins peut les faire assimiler à des bouées et limite les risques de la noyade.

La prudence est de mise chez les débutants particulièrement exposés à la fatigue. Les évolutions des jeunes véliplanchistes se feront au mieux au sein d'un club où existe uen surveillance. L'intérêt d'un gilet est évident.

Que cette constellation de risques ne soit pas un frein à la pratique de ces activités. La connaissance de ces risques devrait vous permettre d'en profiter en toute sécurité.

Ces sports connaissent peu de limitations physiques spécifiques si ce n'est celle d'origine articulaire (problème articulaires interessant les genoux et le rachis lombaire) Ils sont donc accessibles à tous moyennant une technicité variable selon le sport pratiqué.


Fabrication


Qu'est ce que le "shape" ?
Le shape est en fait l'art et la manière de confectionner une planche de surf. Les "shapers" taillent à la main dans l'ombre de leurs ateliers, ces objets avec lesquels d'autres pourront faire des figures de style spectaculaires. En tout et pour tout, ils sont huit sur le territoire à être répertoriés comme fabricants de planches de surf. Bien souvent ce sont de grands surfers, eux même, et vivent ce métier avec passion.

La confection : un travail de spécialiste
Qu'elles viennent des États-Unis, de Nouvelle-Zélande ou encore d'Australie, les matières premières sont toutes importées. On fait d'abord venir un pain en polyuréthanne déjà moulé. Un des exercices le plus difficile est de le tailler. La forme qu'on donnera à la planche sera modelée selon le poids et la taille de l'utilisateur. Ces pains en polyuréthanne sont choisis par nos artisans locaux en fonction du type de planche dans lequel ils sont spécialisés. Certains taillent des planches pour des débutants et préfèrent faire venir des pains plus solides et plus lourds. D'autres, spécialisés dans la confection de planches pour l'élite, seront plus attirés par une qualité plus légère mais moins solide. Tout cela dépend en fait de la densité du matériel utilisé.
Les shapers sont en général de véritables artisans de proximité qui discutent avec les jeunes surfeurs. Ils les conseillent sur le type de planche qu'ils devront acquérir en fonction des vagues qu'ils préfèrent. Ils taillent ainsi des planches qui sont à leurs mesures. Chaque planche de surf est donc unique. Une fois que la planche a la forme souhaitée, on place d'éventuelles décorations. L'étape suivante est le toilage : on recouvre ce qui va devenir le surf par une ou deux toiles en fibre de verre. Une fois encore intervient le choix du client : si celui-ci veut une planche légère, on se contentera d'une toile, s'il préfère qu'elle soit plus solide on en place deux. En général, on en a deux au dessus et une en dessous. Chaque shaper a son style et sa façon de travailler, ses petits secrets de fabrications qui peuvent faire la différence.