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Les jardiniers du lagon

Les différentes études menées sur les 30 dernières années démontrent que les algues Turbinaria Ornata prolifèrent anormalement, aux dépens de la biodiversité...

...En effet, les mortalités massives de coraux - dues aux aléas climatiques et aux diverses activités humaines - ont favorisé le développement de ces algues à Punaauia. L’association Tamari’i de la Pointe des Pêcheurs s’est donnée - entre autres objectifs - d’éradiquer cette « mauvaise herbe ».

Pourquoi les arracher ?
Parce que ces algues :
• Freinent le développement des coraux branchus, littéralement encerclés,
• Deviennent un support pour le développement d’autres micro-algues toxiques, dont celle responsable de la ciguatera.
Leur arrachage libère des surfaces et permet aux nouvelles larves de corail de s’implanter.
Objectifs :
• Restaurer au mieux la beauté des lieux (non seulement pour les riverains, mais aussi pour les touristes)
• Et tenter de rétablir un équilibre plus naturel dans l’écosystème.


• Chacun peut employer ces algues comme engrais organique pour la fertilisation des cultures.
• Elles sont aussi déjà utilisées comme ingrédient dans l’industrie cosmétique locale (pour les minéraux qu’elles contiennent).

Qui peut les arracher ?
Tout le monde ou presque (il faut savoir nager et ne pas craindre le soleil).

De quel matériel a-t-on besoin ?
• Masque (et éventuellement tuba)
• Chaussures plastiques
• Gants de protection ou/et couteau
• Sacs plastiques
• Bassine, si possible
• Tee-shirt


Comment s’y prendre ?
Une fois les bouées délimitant l’espace à traiter installées, les équipages embarquent sur les pirogues avec leur matériel et se répartissent sur la zone. L’arrachage des algues est facile : il suffit de tirer la base de leurs thalles (avec la protection de gants) ou d’utiliser un couteau.


Quelles recommandations ?
Avant le départ, une information complète est donnée aux ramasseurs sur la présence d’éventuels dangers : algues piquantes, présence de murène, d’oursins, de poisson-pierre, risques de coupure due au corail, etc.

Bien entendu, les bénévoles reçoivent tous les conseils utiles afin de ne pas endommager le corail vivant !


Et après ?
Le site réhabilité, il s’agit …
1/ d’implanter des boutures de corail pour stimuler la repousse ;
2/ d’éliminer les « atoti » (poissons-fermiers) qui défendent avec agressivité leur « jardin » d’algues et en chassent tout intrus, ce qui empêche tout développement d’autres espèces vivant normalement en milieu corallien ;
3/ Et, plus généralement, d’agir pour limiter la pression humaine sur le milieu :
rejets industriels, effluents des habitats alentours, ruissellements terrigènes provenant des lotissements en hauteur, etc (projet de PGEM à Punaauia).

Association Tamari’i de la Pointe des Pêcheurs
Tél. : 58 35 92 / Vini : 28 81 80
francine.besson@gmail.com