Valoriser les déchets de la pêche
Chaque année, la filière pêche génère environ 500 tonnes de déchets. Leur élimination a un coût. Alors pourquoi ne pas les valoriser, comme cela est fait dans la plupart des pays où la pêche est importante ? C'est la démarche qu'a entrepris le Service de la Pêche.Un déchet de bonne qualité
Les déchets de la pêche (tête, peau, arêtes, nageoires) ont l'atout d'être de très bonne qualité grâce au bâtiment de mareyage entièrement aux normes. Pour le moment, ils sont évacués par bateau, à environ 5 km des côtes. "C'est un déchet qui coûte cher", souligne Emmanuelle Bovy du Service de la Pêche, "car il faut payer le carburant pour l'emmener en mer. On dépense de l'argent pour s'en débarrasser alors qu'il a une valeur et qu'il pourrait au contraire rapporter de l'argent".
Pour la valorisation, les quantités doivent dépasser 500 tonnes par an. Un seuil déjà atteint et qui devrait être dépassé puisqu'à terme, une production annuelle de 30 000 tonnes de poisson fournirait 1 500 tonnes de déchets par an.
Du compost pour l'agriculture
Broyés et mélangés à des déchets verts et à du papier (absorbant l'humidité), les déchets de la pêche pourraient fournir un compost organique destiné à l'agriculture.
Des oméga-3 dans les yeux de thon
À moyen terme, les nageoires et la peau pourraient servir à la fabrication de gélifiants. On sait d'autre part que les yeux de thon (plus précisément la graisse orbitale) sont très riches en oméga-3, une substance bénéfique pour les maladies du cœur et le système nerveux.
