Naviguer en toute sécurité
Les pouvoirs publics continuent à sensibiliser les usagers des diverses embarcations sur les précautions à prendre avant de partir sur l’eau « prenez la mer, pas les risques ! ».
Trop d’exemples viennent en donner la preuve : le non-respect de consignes de sécurité peut conduire à l’accident, voire au drame…

Avec une surface maritime de 5 millions de km2, la Polynésie constitue un immense espace qui attire de nombreux amoureux de la mer : plaisanciers, pêcheurs, pratiquants de loisirs nautiques de toutes sortes. Petit rappel des consignes de base pour que le grand Océan reste source de plaisir.
Avant de prendre la mer…
Tout navigateur doit respecter quelques règles de sécurité. Ces dernières dépendent du type de bateau utilisé. Il ne faut pas oublier que chaque embarcation est conçue pour une utilisation précise : ses dimensions, son mode de propulsion, son équipement déterminent l’usage que l’on peut en faire.
Il est donc important de rappeler que :
• Les permis plaisance sont obligatoires dès que la puissance motrice du moteur est supérieure à 6 cv. = Les chenaux réservés et les zones de baignade doivent être respectés.
• Il ne faut jamais s’éloigner d’un abri* à une distance supérieure à celle de la catégorie de navigation autorisée.
• Le conducteur d’un engin à moteur doit prévoir une quantité suffisante de carburant et assurer un entretien régulier du moteur pour prévenir les éventuelles pannes.
• Dans les cas de pratique de jet-ski ou d’engin pneumatique tracté, deux personnes doivent obligatoirement se trouver à bord du bateau tracteur.
• Il est impératif d’embarquer systématiquement le matériel de sécurité obligatoire.
• Enfin, il faut toujours informer des proches de la navigation envisagée, même si elle est supposée être de courte durée et/ou à proximité du point de départ.
Jet ski, attention !
- Matériel de sécurité obligatoire :
. Anneau et cordage pour le remorquage,
. Gilet ou brassière de sauvetage de couleur vive (1
par personne),
. 2 feux rouges automatiques à main,
. Portez toujours au poignet le coupe-circuit du
moteur.
- Navigation de jour uniquement
- Distance maximum …
. À moins d’1 mille nautique à compter de la limite
des eaux pour les jet-ski sur lesquels le pilote se
tient en équilibre dynamique (debout) . À moins de 2 milles nautique à compter de la
limite des eaux pour les jet-ski sur lesquels le pilote
se tient en position assise.
Je consulte la météo
Afin d’anticiper les risques, un navigateur ne doit jamais partir sans consulter la météo, en particulier d’octobre à mars, c’est à dire pendant la période cyclonique.
Durant cette saison, le navigateur doit prendre l’habitude d’écouter plusieurs fois par jour les bulletins météorologiques et les avis de cyclones diffusés à la radio et à la télévision.
Les passagers
• Ne surchargez pas votre bateau !
Chaque embarcation est prévue pour un nombre maximum de passagers. Cette limite est mentionnée sur une plaque, obligatoirement apposée à l’intérieur du navire : respectez-la.
• Prévoyez toujours une brassière ou un gilet de sauvetage par personne à bord, et 10 % de brassières en plus, audelà de 10 personnes.
• Faites porter en permanence aux enfants leur gilet de sauvetage, si possible équipé d’un harnais de sécurité ; surveillez-les constamment.
• Si vous prévoyez de naviguer longtemps ou de sortir du lagon, emportez suffisamment d’eau potable et de nourriture, en fonction du nombre de passagers.
Naufrage : que faire ?
• Prévenez les secours. Le navigateur doit toujours pouvoir le faire : il est donc prudent d’emporter à bord de toute embarcation - même légère -une radio VHF portable, un vini ou une balise, même si ce matériel n’est pas obligatoire.
No d’urgence à composer en cas d’avarie ou de naufrage : 46 53 16 (MRCC).
• Ne quittez jamais votre embarcation, du moins tant que celle-ci flotte…
• Favorisez l’efficacité des secours en limitant la dérive de l’embarcation, en augmentant sa visibilité (une coque de couleur vive, contrastant avec celle de l’eau, se repère plus facilement) et sa surface détectable au radar, en utilisant tous les moyens pour signaler la détresse (ex : fusée parachute, à ne déclencher que lorsqu’un avion survole la zone !)
Avant toute sortie, pensez à prévenir vos proches : ceux-ci pourront alerter la gendarmerie la plus proche si vous n’êtes pas rentré(s) dans les délais.
