Le mouillage et ses inconvénients
On choisira les mouillages offrant le maximum de sécurité à savoir, des eaux abritées de la mer et du vent, et des fonds, si possible, inférieurs à 20 m. La plupart des Iles de la Société présentent des baies profondes pouvant offrir de bons mouillages par 25 m de fond mais il faudra se méfier des effets "venturi" pouvant provoquer de brusques accélérations et de violentes rafales lorsque le vent souffle dans l'axe de ces baies. De jour, on peut mouiller côté récif à proximité du tombant.Les récifs extérieurs sont souvent bordés à l'intérieur d'une vaste étendue de sable peu profonde parsemée de têtes et de massifs coralliens. Ces étendues de sable procurent de merveilleuses promenades sous-marines.
En principe, et si tout va bien, les manœuvres de mouillagene sont pas particulièrement difficiles. D'autant que, la plupart du temps, les bateaux sont équipés de guindeaux électriques. Oui, mais... nul n'est à l'abri d'une erreur de manœuvre, de mauvaises conditions météo ou de la maladresse d'autres plaisanciers! Ancre qui reste accrochée au fond, mouillage qui chasse, bateau qui évite mal, appareillage d'une zone très encombrée... On doit redoubler de vigilance dans ces moments! Les manœuvres sont trop nombreuses pour les aborder toutes ici. En rappel, quelques-unes parmi les plus élémentaires.
Le bateau chasse ?
Les néophytes ne savent pas toujours interpréter les mouvements d'un bateau ancré. Le pied posé sur la chaîne est un excellent moyen de "sentir" si l'ancre dérape. Le bateau risque alors de se rapprocher dangereusement des voiliers voisins ! Une ancre qui "chasse" c'est-à-dire qui n'accroche pas sur le fond, est à l'origine d'une lente mais inéluctable dérive du bateau. Il y a essentiellement deux solutions pour s'en sortir :
Rallonger le mouillage
Si le vent est faible et si vous êtes encore à distance suffisante des bateaux voisins, rallongez la ligne de mouillage. En effet, il y a 50% de chances pour que votre mouillage ne soit pas assez long. Si c'est le cas, votre bateau arrêtera de chasser dès qu'il aura la bonne longueur de chaîne. Malgré tout, il continue ? Cela est sûrement dû à la nature du fond qui n'accroche" pas.
Remonter l'ancre
Le mieux sera alors de remonter l'ancre pour mouiller dans un endroit plus favorable. Faire de nouveau un tour de reconnaissance à travers le mouillage, en surveillant le sondeur et et en étant attentif à la nature du fond! Choisir un nouvel endroit, de préférence sur du sable, et mouiller en laissant filer la bonne longueur de chaîne.
Vérifier enfin que l'ancre a bien croché (pour cela, il vous faut attendre que le bateau s'immobilise) et prendre des repères à terre (un arbre, un rocher ou un bâtiment qui s'aligne avec l'extrémité de la plage, par exemple).Si rien ne bouge, c'est que votre bateau est correctement mouillé.
Et s'il y a du vent ?
Une ancre peut aussi chasser alors que le vent est fort. Le cas est plus problèmatique ! La vitesse de dérive du bateau est en effet beaucoup plus grande. Il est impératif que l'équipage réagisse rapidement ! Que ce soit la nature du fond ou la longueur de la chaîne qui en soient la cause... On n'hésitera pas à rallonger le mouillage pour que la chaîne remplisse mieux son rôle d'amortisseur et limite les coups brusques qui décrochent l'ancre du fond. Si le bateau chasse encore, ce n'est plus le moment de réfléchir: il vous faut mettre immédiatement le moteur en route et relever l' ancre. Si vous tenez vraiment à rester dans la même zone de mouillage, il va falloir utiliser les grands moyens et le renforcer en ajoutant une seconde ancre.
Problèmes d'évitage
Un bateau n'est jamais complètement immobile. Même au mouillage ! Poussé par les vents et les courants, il peut se déplacer en tirant sur sa ligne de mouillage. Il se meut selon un mouvement circulaire plus ou moins parfait à partir du centre que représente l'ancre. Le rayon du cercle étant représenté par la longueur de la ligne de mouillage. En termes techniques, on parle de rayon et de cercle d'évitage. Quand plusieurs bateaux mouillent dans une même crique, ils devraient tous "éviter" de la même manière: c'est à dire avec des lignes de même longueur. Ils devraient ainsi, théoriquement, ne jamais se rencontrer.
pour éviter le grand cirque...
Dans les faits, il en va toujours autrement. D'abord, les lignes de mouillage ne sont jamais de la même longueur. Ensuite, les courants ou les vents sont plus ou moins influents selon les zones. Enfin, les bateaux les plus lourds ou ceux qui ont un tirant d'eau plus grand, "évitent" plus lentement... Si, donc, le vent se met à changer d'un seul coup, le mouillage se transforme aussitôt en un carrousel cahotique
... ajuster les longueurs
On prévoira donc de se mettre à bonne distance des autres bateaux, et l'on veillera toujours à laisser une personne à bord au cas où les conditions météo viendraient à changer. Malgré ces précautions, on peut se retrouver bord à bord avec un voisin de mouillage ! Premièrement, on modifiera les longueurs de chaîne sur chacun des bateaux. Si cela est insuffisant, sinon on tirera au sort pour savoir lequel des deux devra remouiller un peu plus loin...
Mouillage "tête et cul"
Dans certains mouillages, la concentration d'embarcations est tellement importante que les bateaux doivent adopter le mouillage dit "tête et cul" (une ancre à l'avant, une à l'arrière). Dans ces cas-là, chaque navigateur est invité à respecter la coutume et à mouiller comme les autres. Les bateaux sont ainsi tous dans le même axe et évitent les contacts.
L'oringuage
Un autre moment délicat est celui de l'appareillage. Il peut arriver, lorsque l'on remonte le mouillage, que la chaîne reste tendue à pic et que l'on ne puisse remonter l'ancre. On dit que celle-ci est "engagée".
Elle a pu accrocher n'importe quel objet traînant par le fond: rocher percé, vieux câble, mouillage abandonné ou tout simplement la chaîne de mouillage d'un autre bateau ! La meilleure façon de sortir de ce genre d'ennui est... préventive, au moment du mouillage. On fixe un orin sur l'ancre qui permet de tirer celle-ci à l'envers et de la décrocher. L'orin (c'est-à-dire une autre attache) peut être directement fixé à la chaîne ou relié à un flotteur. Si l'on n'a pas pris la précaution d'oringuer, il ne restera plus qu'à... plonger !
Mouillage léger
Vous possèdez une ancre et une chaîne qui vous semblent un peu trop lourdes. Engager des frais pour l'installation d'un appareillage électrique vous semble pourtant inopportun. Que faire ? Vous pouvez continuer de remonter votre ligne de mouillage à la main en remplaçant votre actuel mouillage par une ancre légère reliée à un cordage plombé. Mais attention.! Il existe une réglementation très précise (division 224-2-2.46) selon laquelle tout bateau doit avoir un moullage proportionné à son poids et à sa taille. Par exemple, un navire de 7 m pour 2 t doit avoir à bord une chaîne de 8 mm de diamètre et une ancre de 12 kilos (dans le cas d'une ancre à grande pénétration, sinon majorer le poids d'un tiers pour les ancres à jas et les ancres à bascule à massif arrière). Il est donc conseillé de se procurer un mouillage léger tout conservant son mouillage actuel pour rester en règle. Si vous le préfèrez, remisez ce dernier dans un coffre du bateau.
L'ancrage profond
L'ancrage profond consiste à mouiller un grappin par des fonds de 100 à 300 mètres. La particularité de cette technique réside dans la façon de remonter la ligne de mouillage.

Le parachute
Le parachute limite la dérive du navire et le maintient dans l'axe du vent. Mais lorsque la vitesse du courant est importante, la dérive est accrue.

Mouillage

Retrait

Dérive

Caractéristiques du parachute en fonction de la taille du navire
Longueur du navire |
Diamètre parachute |
Surface |
Ligne de mouillage |
Ligne de rappel |
Poids de la chaîne |
Bouée |
| 4 à 6 m (poti marara kau) |
4,50 m | 18 m2 | 12 m | 10 m | 10 kg | 20 kg |
| 6 à 10 m | 6 m | 31 m2 | - | - | - | - |
| 10 à 15 m (bonitier, super bonitier) |
8,38 m | 60 m2 | - | - | - | - |
Avantages/Inconvénients
- Maintient le bateau dans l'axe du vent et de la houle
- Réduit le roulis
- Limite considérablement la dérive
- Economie de carburant
- Dans certains cas, retrait difficile
- Ne peut être utilisé que par des fonds supérieurs à 50 m
- Fort courant : le bateau est entraîné par le courant
- Prix et achat sur commande
- Entretien minimum
Les pontons
Les pontons sont implantés sur le domaine public maritime. A ce titre, on ne pourra pas vous interdire d'accoster à un ponton rattaché à la terre pour rejoindre le rivage, ni - si besoin est- de le traverser dans sa largeur pour poursuivre votre marche le long du rivage (clause du cahier des charges d'autorisation de ponton). Ces derniers doivent d'ailleurs être conçus de façon à ne pas entraver la libre circulation. Dans le même esprit, les pontons flottants ancrés en un point du lagon, (par des hôteliers, des clubs nautiques ou tout simplement des riverains) sont également d'accès libre.
Cet accès ne peut être soumis à rémunération. Seule la prestation de service qui consiste à y déposer puis à ramener les gens par bateau, peut faire l'objet d'une tarification.
Construction : démarches à suivre
Si vous souhaitez construire un ponton devant chez vous, vous devez faire une demande auprès du Service des Domaines et de l'Enregistrement.
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Voici les pièces qui vous seront demandées pour constituer votre dossier :
- Plan côté au 1/500ème avec indication des sondages de l'emplacement maritime (en 13 exemplaires). L'emplacement maritime, qui doit être rattaché aux limites de propriété de la terre attenante, est déterminé à partir de l'alignement défini au plan de délimitation du domaine public délivré par le Service de l'Equipement (arrondissement Infrastructure, Cellule Topographie - tél : 54 28 36).
- Plan de situation (en 13 exemplaires) de la terre attenante avec localisation du projet dans la commune intéressée à établir à partir des assemblages cadastraux.
- Copie du titre de propriété. Le certificat de propriété (tomite) doit être complété par une notoriété dévolutive (monoraa).
- Accord écrit du ou des propriétaires ou co-propriétaires. La signature doit être certifiée par l'autorité compétente (Mairie ou Gendarmerie).
- Actes d'état civil du demandeur : naissance, mariage datant de moins de 3 mois.
- Statuts de la société et les pouvoirs du représentant.
- Une note descriptive et estimative des divers aménagements.

